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SUMMARY:Habiter le mouvement. L'exception nomade.
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CATEGORIES:Conferences - Seminars
DESCRIPTION:Prof. Michel Agier\, suivi d'une discussion avec Dr. Béatri
 ce Mésini\nOn comptait en 2014 près de vingt millions de personnes encam
 pées dans le monde. On peut en premier lieu estimer à plus de 450 le nom
 bre de camps de réfugiés officiels administrés principalement par des a
 gences internationales et plus rarement par des administrations nationales
 . L’attente devient une éternité\, un présent sans fin. Le terme comm
 un à tous ces espaces  pourrait bien être celui de « zone d’attente 
 »\, à moins de commencer à penser vraiment\, dans nos sociétés de plu
 s en plus mobiles et globalisées\, les lieux de la mobilité\, qu’elle 
 soit désirée\, forcée ou expérimentale\, comme des parties intégrante
 s de la vie sociale.\n                Michel Agier est anth
 ropologue\, directeur de recherche à l’IRD et directeur d’études à 
 l’EHESS. Membre de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du 
 contemporain dans l’équipe « Laboratoire d’Anthropologie Urbanités 
 et Mondialisations » (IIAC-LAUM\, UMR 877 CNRS-EHESS). Il a récemment pu
 blié Campement urbain. Du refuge naît le ghetto (Payot 2013)\, Un Monde 
 de camps (sous sa direction\, avec la collaboration de Clara Lecadet\, La 
 Découverte 2014) et Borderlands. Towards an Anthropology of Cosmopolitan 
 Condition (Polity press 2016).\n------------------------------------------
 ---Au terme de « camp »\, nous substituerons celui de campement\, qui si
 gnifie « s’établir quelque part de manière sommaire et provisoire ».
  L’attention sera portée sur les habitats légers\, mobiles et réversi
 bles qui « s’accampent » sur des terrains (publics et privés)\, d’a
 ccueil\, de stabilisation\, de stationnement et de résidence. Dans un con
 texte législatif renouvelé\, qui intègre les « habitats mobiles et dé
 montables » dans le droit commun de l’urbanisme\, il sera opportun de m
 esurer les impacts en termes de cohésion sociale\, d’équité territori
 ale et de cohérence écologique\, afin d’invalider leur indécence\, d
 ’infirmer leur propension au mitage et de révoquer leur présumée dél
 inquance.\n                Béatrice Mésini est politologu
 e et géographe\, chargée de recherche au CNRS\, au laboratoire TELEMME d
 ’Aix-Marseille Université. Elle vient de codiriger avec deux historiens
  (Eleonora Canepari et Stéphane Mourlane) l’ouvrage Mobil Hom(m)es. For
 mes d’habitats et modes d’habiter la mobilité\, paru en avril 2016 au
 x éditions de l’Aube.
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